Landru

28 mars 2006

La jeunesse de Landru

landru11Henri Désiré Landru naît à Paris en 1869 d’un père chauffeur et d’une mère couturière. Il aura une enfance heureuse. Ses parents l’adorent, il est un enfant désiré et gâté. Adolescent studieux, Henri-Désiré est aussi enfant de choeur et sert la messe à l’église. Lorsqu’il a 20 ans, son désir de plaire et de paraître le pousse à s’acquitter de ses ambitions sociales : aussi, tandis qu’il devient commis chez des architectes, il prétend qu’il y travaille en tant que technicien. Il ment volontiers à son entourage, et notamment à l’une de ses voisines dont il est tombé amoureux : Marie-Catherine Rémi, une blanchisseuse, qu’il finit par séduire et épouser. Il auront ensemble quatre enfants. Le jeune couple rêve de vivre dans une aisance bourgeoise. Landru décide alors de se lancer dans les affaires afin de concrétiser cette ambition. Impatient d’accéder à la réussite, il brûle quelques étapes et s’octroie ses premiers passe-droits en matière de moralité ...

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Landru, escroc

Les affaires sont difficiles. Afin d’obtenir les emplois rémunérateurs que Landru convoite, il rédige de faux certificats de travail. Mais, les différents métiers pratiqués ne l’ayant pas enrichi, il fonde sa propre manufacture de bicyclettes à pétrole. Dans le cadre de sa petite entreprise, Landru s’abandonne à quelques détournements destinés à compenser le déficit qu’il creuse de jour en jour : il passe des annonces et engage du personnel dont il encaisse les cautionnements sur les fournitures en matériels ... Il met finalement la clé sous la porte, change de nom et de métier, avant d’imaginer une nouvelle escroquerie. Entre 1900 et 1912, commence alors une longue série d’emprisonnements consécutifs à diverses plaintes pour malversations. Il est une première fois condamné à trente-six mois de prison et cinquante francs d’amende, puis une deuxième fois à vingt-quatre mois d’emprisonnement et cinquante francs d’amende. Mais à sa sortie de prison, il n’a de cesse de récidiver sous diverses identités : Dupont, Chatelle, Maddau, Remy ... Il sera condamné ainsi à sept reprises. En 1909, Landru est confondu dans une affaire d’escroquerie au mariage aux dépens d’une dénommée Jeanne Isoré, pour une somme de quinze mille francs. Sous le nom de Paul Morel, il avait expérimenté pour la première fois ce moyen de s’en prendre aux veuves esseulées en passant des annonces matrimoniales dans les journaux. En 1911, ses différentes peines purgées, Landru promet à sa femme de se racheter et loue un bel appartement. Par la suite, les parents de Landru s’installent sous leur toit. Sa mère meurt peu de temps après, tandis que son père se suicide sans laisser d’explication ... Ce geste en dit long sur la honte infinie qui l’avait envahi depuis que son fils avait affaire à la justice. Toutefois, Henri Désiré Landru s’enferme dans l’univers sans retour de ses forfaitures et de ses rêves incompétents d’honnête homme, et sans cesse en quête d’argent.

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Landru et les femmes

landru2En 1914, tout bascule, définitivement. Au mois de février, Landru fait la connaissance d’une dénommée Jeanne Cuchet dans les jardins du Luxembourg, auprès de laquelle il se fait passer pour un commis des Postes, divorcé et père de deux fillettes. Le cycle infernal peut alors commencer ... Deux mois plus tard, sous le nom de Raymond Diard, Landru loue une petite maison à La Chaussée, près de Chantilly, pour y emmener Jeanne Cuchet et les conquêtes féminines qu’il compte séduire au rythme de ses appétits financiers. Au cours de l’été, Landru est appelé à comparaître une fois encore devant ses juges : quinze plaintes pour escroquerie ont été déposées cette fois-ci contre lui, pour un montant total de trente-cinq mille six cents francs ! Craignant le pire, il ne se rend pas au tribunal, qui le condamne à quarante- huit mois de prison par défaut et mille francs d’amende, assortis de la relégation. Au mois de décembre 1914, dans une commune de l’ouest parisien, Vernouillet, Landru loue une maison sous le nom de Cuchet, qu’il emprunte à sa première conquête. Puis en 1915, c’est sous le nom de Lucien Frémyet que Landru loue, près de la gare de l’Est à Paris, un appartement qui lui servira de garçonnière discrète pour y emmener les prochaines conquêtes qu’il compte recruter par les journaux. La guerre, qui laisse tant de femmes esseulées, lui sert de pourvoyeuse inlassable ! Il pass  donc sa première annonce matrimoniale dans L’Echo de Paris . Or, pendant ce temps, Jeanne Cuchet et son fils André disparaissent mystérieusement dans la villa de Vernouillet.

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Les disparitions

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A Paris, Landru entreprend de consoler les veuves de guerre avant de s’approprier leurs biens.C’est du moins ce que l’histoire retiendra faute de preuves. Dès le mois de mai 1915, il fait en effet la connaissance de Marie Guillin, Anna Collomb, Célestine Buisson et Thérèse Laborde-Line par le biais d’une annonce passée dans Le Journal. Il récidive en juin tandis que Thérèse Laborde- Line disparaît à Vernouillet dans des circonstances tout aussi énigmatiques. A Paris, il loue un garde-meubles pour y entreposer les effets de ses victimes. En été, Marie Guillin disparaît à son tour dans la villa de Vernouillet. Les meubles et les effets de Mme Guillin sont alors entreposés à Neuilly, dans une remise qu’il vient d’acquérir. C’est près de la gare Saint Lazare, qu’il décide d’abord de conduire les femmes qu’il a sélectionnées pour les dépouiller de leurs biens. Peu de temps après, tandis qu’il lui a donné rendez-vous pour la séduire et pour la perdre, il fait la connaissance de Berthe Héon. Landru décide de quitter Vernouillet pour une maison à Gambais, à quarante kilomètres au sud-ouest de Paris : il la loue sous le nom de Raoul Dupont, et dès le mois de décembre, Berthe Héon, sa conquête depuis quelques mois seulement, y disparaît sans laisser de traces, comme trois autres avant elle à Vernouillet. Dés 1916, sûr de lui, Landru commence à tenir une comptabilité rigoureuse de ses dépenses et des recettes engendrées par sa terrible activité : tout est répertorié sur des fiches et dans une série de carnets. D’après ses carnets, c’est au mois de septembre 1916 qu’il fait la connaissance d’Anne-Marie Pascal par le biais d’une annonce passée dans La Presse, il prétend alors s’appeler Forest. C’est à la fin du mois de décembre qu’Anna Collomb disparaît à son tour à Gambais. C'est encore par le biais d'une autre annonce, signé Deroy, passée dans l'Echo de Paris, qu'il fait la connaissance de Louise Jaume. Mais cette année-là sera marquée par deux rencontre fortuites qui n'auront pas le même destin. C'est dans la rue, en effet, qu'il aborde une jeune fille sans fortune tout juste âgée de dix-neuf ans, Andrée Babelay, qu’il séduit sans perspective de profit, avant de la faire disparaître contre tout entendement. Puis il rencontre Fernande Segret dans un autobus : elle seule, rescapée de Landru et témoin de sa double vie, deviendra sa maîtresse attitrée jusqu’à son arrestation par la police. Andrée Babelay et Célestine Buisson disparaissent elles aussi tour à tour à Gambais, entre le mois d’avril et le mois de septembre 1917.

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Les inquiétudes des familles

landru3Le cycle infernal aurait pu durer quelques temps encore si, au cours du mois d’octobre 1917, une dame répondant au nom de Pellat, n’avait écrit au maire de Gambais pour lui demander des informations sur un certain Cuchet ou Frémyet, que sa soeur avait suivi avant de disparaître sans donner de ses nouvelles. Au même moment, Landru mettait fin à ses relations avec Louise Jaume, dont personne n’entendra jamais plus parler ... Et c’est encore en toute impunité qu’il inscrit son nom dans ses carnets de comptes, en regard de la somme que lui rapporte son escroquerie au mariage. A Noël, Landru offre à sa maîtresse, Fernande Segret, le sautoir de sa première victime. De retour dans son foyer, auprès de sa femme et de ses enfants, Landru commente l’actualité, disserte sur la dureté des temps et les difficultés qu’il rencontre à gagner le peu d’argent qu’il leur consent. Car pour Marie-Catherine et les enfants, il exerce officiellement le métier de brocanteur. En 1918, Anne-Marie Pascal disparaît à Gambais, un an, presque jour pour jour, après Andrée Babelay. Et Landru inscrit son nom dans ses carnets : deux chiffres que l’enquête déterminera comme étant l’heure de sa mort. Pour un solde de tout compte de 8,85 francs ! Un sou est un sou, pour cet homme dont les moyens n’avaient pas l’ambition de ses rêves. Toujours à court d’argent,Landru cherche à sous-louer la villa de Gambais tandis qu’il se remet en chasse d’une proie plus argentée. Cette fois-ci, c’est par l’intermédiaire d’un certain Morel, courtier d’affaires, qu’il fait la connaissance d’une ancienne prostituée, Marie-Thérèse Marchadier, qui cherche à vendre son mobilier. Mais bientôt, les troupes allemandes s’effondrent sur le front de l’Ouest. La fin de la guerre est proche et Landru s’exclame devant Fernande Segret : « La guerre se termine trop tôt ! » En 1919, après Mme Pellat, c’est une certaine Marie Lacoste, inquiète de la disparition de sa soeur, Célestine Buisson, qui s’adresse au nouveau maire deGambais pour lui soutirer des renseignements. Or, tandis que Landru emprunte deux mille francs à l’une de ses conquêtes, il met un terme tragique à l’aventure qu’il entretient depuis peu avec Marie- Thérèse Marchadier. Dans un concours de circonstances qui ne doit plus rien au hasard après tant de disparitions [...], le père d’Anna Collomb porte plainte contre X au parquet de la Seine. Désormais, la machine administrative est en marche. L’étau se resserre : la police prend en compte les inquiétudes des familles et le dossier des femmes disparues est envoyé au parquet de Mantes.

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Premiers soupçons et arrestation

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Le mois d’avril 1919 est celui de tous les dangers pour l’homme aux quatre-vingtdix pseudonymes ... Landru, qui vient de faire la connaissance d’une femme avec laquelle il a lié conversation dans le métropolitain, n’en sait encore rien : tranquillement, il lui donne rendez-vous sans se douter qu’il est activement recherché. Alertée par le procureur de la République de Mantes, la Sûreté générale confie le dossier à la première brigade mobile de Seine-et-Oise, qui a mis l’inspecteur Belin sur ses traces. Or, tandis que l’on se demande comment on va mettre la main sur un individu qui n’a laissé de souvenirs que dans quelques mémoires incertaines, la chance, subitement, choisit son camp. Au début du mois, Laure Bonhoure, à qui Landru avait été présenté naguère, l’aperçoit fortuitement dans un magasin de la rue de Rivoli, à Paris, en compagnie d’une jeune femme. Aussitôt alertée, la police se lance à sa poursuite. Une rapide enquête conduit l’inspecteur Belin jusqu’à la rue de Rochechouart, où l’individu poursuivi répondait au nom de Guillet. Le jour de ses cinquante ans, Landru est arrêté en compagnie de Fernande Segret.

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Très vite, Henri Désiré Landru est démasqué grâce à son permis de conduire. On découvre, par ailleurs, l’adresse de son dépôt de Clichy, qui contient des meubles, des objets divers et de nombreux vêtements féminins. [...] Quelques jours à peine après son arrestation, le commissaire Dautel, qui conduit l’enquête, découvre une fiche de po- lice au nom de Landru, alias Guillet, recherché pour escroqueries... De la prison de Mantes où il avait été incarcéré, il est transféré à la Santé. Désormais, « l’affaire » est lancée : la rumeur publique tient son héros populaire de l’après-guerre. La presse amplifie si bien le phénomène que les témoins affluent dans les commissariats. Le Petit Journal est le premier à manifester son intérêt pour l’énigme et tandis que la notoriété de Landru enfle de jour en jour, L’OEuvre et Bonsoir émettent l’hypothèse d’un montage politique. A la fin du mois d’avril 1919, les premières perquisitions ont lieu à Gambais. La femme et le fils aîné de Landru sont accusés à leur tour, mais ils seront rapidement disculpés. C’est au mois de mai que le juge Bonin ouvre enfin l’instruction qui conduira à l’inculpation de Landru, à son procès puis à son exécution. Recherché partout en France avant la guerre, il est tombé pour avoir tenu, trop scrupuleusement, deux calepins qui lui servaient de livre de compte et d’agenda ; on y découvre que pas moins de deux cent quatre vingt trois femmes sont entrées en contact avec lui suite à des annonces matrimoniales passées dans des journaux. La découverte des noms de dix femmes déclarées officiellement disparues conduit le juge d’instruction Dautel à inculper Landru de meurtres. Dès son incarcération, tandis que les journaux font état d’une série de crimes sans cadavres, le « mystère Landru » se répand un peu partout, jusqu’à l’étranger : l’assassin présumé devient le prisonnier le plus populaire de France, son nom inspire même les chansonniers. Lors des élections municipales, neuf mille bulletins portent le nom de Landru ! En 1920, le juge Bonin signe l’ordonnance de renvoi de Landru devant la chambre de mise en accusation. De son côté, le procureur de la République félicite les policiers qui ont permis l’arrestation de Landru, que tout le monde décrit comme un tueur sans états d’âme, dont le pouvoir mystérieux inquiète les foules et les charme tout à la fois. Dès le mois de janvier 1921, le substitut du procureur Godefroy rédige le brouillon de l’acte d’accusation contre Landru. Mais il faudra attendre le mois de novembre pour que le prévenu comparaisse devant ses juges. En mars, l’Allemagne refuse les volontés des Alliés en matière de réparations de guerre. Pour une partie de la presse, le gouvernement de Georges Clemenceau aurait excité la curiosité publique sur l’affaire Landru afin de la distraire des négociations qui s’enlisent. En octobre, prémices à son procès criminel et répétition générale pour les observateurs, la 11e chambre correctionnelle de Versailles condamne Landru pour les escroqueries qui n’ont pas encore été jugées. Au fond de sa cellule, il exécute un croquis qu’il remettra à l’assistant de Me de Moro-Giafferi, son défenseur : au dos de ce dessin, qui représente la cuisine de sa maison de Gambais, Landru, de manière énigmatique, se confesse à demi-mots... Mais il lui fait promettre de ne pas le rendre public. Le 7 novembre au matin, le procès de Landru s’ouvre devant les assises de Versailles. Trois semaines plus tard, au terme de huit heures de délibérations, les jurés déclarent Henri Désiré Landru coupable de onze meurtres et le condamnent par là même à la guillotine.

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La Signature du Tueur ...

Comment Landru faisait-il disparaître le corps de ses victimes ?

tueurGrâce aux différents indices retrouvés,on sait que Landru invitait ses dames passer quelques jours avec lui dans une deses villas. Il se comportait en véritable gentleman,jusqu’au moment où il les endormait et les assassinait. Il semble aujourd’hui acquis,tant par les analystes que par les historiens,que les victimes étaient découpées en morceauxà l’aide de scies. Les corps (le tronc,les jambes et les bras) étaient soit enterrés dans des bois, soit jetés dans des étangs,tandis que les têtes, les mains et les pieds étaient incinérés (vraisemblablement dans la scie2cuisinière de la villa).

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Les Perquisitions et les Indices ...

Dans la villa de Gambais, une première perquisition est effectuée par la police qui retrouve : un coffre aux initiales C.L (Céléstine LACOSTE, nom de jeune fille de Mme BUISSON), un matelas avec des taches de sang et une cuisinière dont les tuyaux sont très usagés. Dans le hangar sont retrouvés des fragments d’os, des cheveux et trois squelettes de chien sous la paille. Il faut signaler que lors de cette première perquisition aucun scellé n’ont été apposé à la grille de la villa. Elle reste ouverte à tous et des curieux y prennent quelques souvenirs (poignées de porte, etc.).

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Lors d’une deuxième perquisition, on y trouve, cette fois, des débris d’os dans la cuisinière. De plus, les enquêteurs retrouvent dans un gardemeuble des meubles ayant appartenu à l’une des victimes. A Vernouillet, la police trouve des morceaux de corset, des chaussures, des agrafes, des épingles et des boutons en partie brûlés. Vernouillet et Gambais même scénarios... Les enqueteurs ont des piéces mais n’ont toujours pas retrouvé de corps. L’instruction durera deux ans, sans que Landru ne révèle son terrible secret. C’est à ce moment que l’on retrouve les carnets de Landru, tout y est noté : les rencontres avec les victimes, ses dépenses, ses déplacements à Vernouillet et à Gambais avec elles ... Les voyages ce font toujours de la même façon : un billet aller/retour pour lui et un aller simple pour les dames. Les carnets contiennent également des factures pour l’achat de scies à métaux et à bûches en grand nombre. En tout, la police retrouvera, à Vernouillet et à Gambais, 4,176 kilos de débris d’os calcinés, dont 1500 grammes provenant de corps humains, y compris 47 dents ou fragments de dents.

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Le téléfilm Landru

landru21Le téléfilm « Landru » retrace l’histoire du tueur en série Henri Désiré Landru (1869-1922), un personnage duel et ambigu. Marié et père de famille, il est aussi grand séducteur et petit escroc. Il séduit les femmes pour les voler. Il est maniaque et consigne minutieusement ses méfaits dans un petit carnet. La police y trouve le nom de 283 femmes qu’il aurait abusées. Il est condamné à mort pour avoir assassiné onze d’entre elles. Son procès déchaîne haine et passion, à l’image de sa personnalité double.

Réalisation : Pierre Boutron

Scénario : Jérôme Beaujour et Emmanuel Carrère

Adaptation et dialogues : Jérôme Beaujour et Pierre Boutron

Musique originale : Angélique et Jean-Claude Nachon

Production : Jean Nainchrik - Septembre Productions avec la participation de TF1.

Jour de diffusion sur TF1 : 19 septembre 2004 (20h55)

Editeur DVD : TF1 Vidéo

Année d’édition du DVD : 2005

Durée : 100 min

Patrick Timsit dans le rôle de Désiré Landru timsit3

Petit homme chauve, au regard fixe, barbe noire taillée en carré, maigre, méticuleux, parlant d’une voix tranquille et prudente, Henri Désiré Landru est instruit et beau parleur, choisissant chacun de ces mots avec circonspection, d’une parfaite correction, et s’exprimant dans un langage châtié. Ce « fiancé professionnel » tua onze fois dans les années 1915 à 1919. Il fût arreté le 12 avril 1919, condamné à mort le 30 novembre 1921 et guillotiné le 24 février 1922, à l’âge de 52 ans. Il nia l’évidence jusqu’au bout, faisant preuve d’un rare cynisme et d’un réel talent d’humoriste, pendant toute la durée de son procés.

Mais encore ...

- Réalisateur, Scénariste, Acteur, Dialoguiste français né en 1963

- Quelques uns de ses rôles au cinéma : Une Epoque Formidable (1990), La Crise (1992), Un Indien dans la ville (1994), Pédale Douce (1995), Un Fil à la Patte (2004), …

- Ses réalisations au cinéma : Quasimodo Del Paris (1998), Quelqu’un de bien (2002), L’Américain (2003).

Julie Delarme dans le rôle de « Rolande » Segret delarme

Elle est la maîtresse officielle de Landru ; c’est chez elle qu’il est arrêté. On l’a appelée « la rescapée », mais Landru semble n’avoir jamais eu l’intention de l’ajouter à la liste de ses victimes. Elle est une artiste lyrique de 27 ans et d’une beauté exceptionnelle. Rolande (qui en réalité se prénommait Fernande) croira jusqu’au bout à l’innocence de celui qu’elle connaissait seulement sous le nom de Désiré Guillet.

Mais encore ...

- Actrice française née en 1970

- Quelques uns de ses rôles au cinéma : C’est la tangente que je préfère (1998), Le Poulpe (1998), Les filles personne s’en méfie (2001), L’Etrangère (2002), Un livre à rendre (2004), …

Catherine Arditi joue le rôle de Marie-Catherine Landru a

Elle est la femme de Landru et mère de quatre enfants. Ils se sont mariés en 1893, elle est blanchisseuse et ne voit son mari que de manière épisodique, à chacun de ses passages, quand il apporte de quoi subvenir aux besoins de la famille. Elle est une femme courageuse et ignore tout des activités criminelles de son époux, même si elle a déjà vécu par quatre fois l’emprisonnement de celui-ci, à l’occasion de précédentes escroqueries.

Mais encore ...

- Actrice française, auteure de théâtre ...

- Quelques uns de ses rôles au cinéma : La Petite Voleuse (1988), Les Amies de ma Femme (1993), Temps de Chien (1997), La Chambre des Officiers (2001), Les Parisiens (2004), … 

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Audience du téléfilm Landru lors de sa diffusion sur TF1

Le 19 septembre 2004 à 20h55 : 9 466 880 télespectateurs ont été séduits par le mystérieux Landru ...

dvdPatrick Timsit, héros du téléfilm Désiré Landru diffusé hier soir sur TF1, a séduit 9 466 880 téléspectateurs et permis à la chaîne de réaliser 39.4% de part de marché. Il faut dire que cette fiction réalisée par Pierre Boutron bénéficiait d’une couverture médiatique très favorable.

http://www.imedias.biz/television/actualite-desire-landru-explose-laudimetre-3274.php

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Réflexions

Pourquoi un tel engouement pour les faits divers et les tueurs en série ?

Francis Heaulme, Pierre Chanal, Henri Désiré Landru, et bientôt l’affaire Grégory Villemin … nombreux sont les téléfilms et documentaires (comme « Faites entrer l’accusé », ou encore « Secret d’actualité » ...) réalisés sur ces affaires criminelles qui ont fait et font encore frémir la France. Les spectateurs de l’Hexagone semblent s’intéresser de près à ce genre d’affaire, les scores d’audience le prouvent. Comment peut-on expliquer une telle curiosité et ce, quelque soit la classe d’âge ? Faudrait-il penser que le sang et l’horreur sont devenus à notre époque des éléments attractifs ? A l’image des Etats-Unis, la France semble à son tour entrée dans une hyper médiatisation des procès de tueurs en série, alors qu’ils ne représentent que 1 % de la population carcérale. Le public se presse à leurs audiences en cour d’assises éprouvant à la fois un sentiment de dégoût et de fascination. A l’image de Landru qui, en prison, a reçu plus d’un millier de lettres d’admiratrices, les serial killer sont soutenus par courrier, gâtés par des admirateurs et le plus souvent admiratrices qui n’hésitent pas à leur envoyer des cadeaux ou à les demander en mariage !

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04 avril 2006

Landru dans les oeuvres de fiction

film1Charlie Chaplin s’inspira de l’affaire Landru pour composer le personnage principal de son film Monsieur Verdoux (1948), ajoutant à l’histoire originale une trame sociale inspirée de la crise économique de 1929, présentant son héros comme une sorte de victime de la crise, en lui donnant par ailleurs des dehors "sympathiques".

Quinze ans plus tard, Claude Chabrol réalisa à son tour un film intitulé Landru, sorti le 25 janvier 1963. Le scénario, inspiré des reconstitutions les plus plausibles de l’affaire, était signé de Françoise Sagan. Le rôle du criminel était dévolu à Charles Denner.

film24Le 19 septembre 2005, TF1 présente un téléfilm de Pierre Boutron avec Patrick Timsit dans le rôle principal.

En décembre 2005, une pièce écrite par Laurent Ruquier, Landru, sera jouée sur les planches du théâtre Marigny avec dans le rôle titre Régis Laspalès.

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Bibliographie

Articles sur « L’Affaire Landru » :

Revue en ligne Historia (pages consultées le 07.02.06), « Itinéraire d’un tueur en série ». [en ligne]http://www.historia.presse.fr

Encyclopédie en ligne Wikipédia (pages consultées le 31.01.06). [en ligne]http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Landru

Articles sur « Le téléfilm Landru » et autres documents :

Site sur le cinéma, (pages consultées le 07.02.06). [en ligne] http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=48162

Site sur le pièce de théâtre de Laurent Ruquier, (pages consultées le 07.03.06), « les personnages ». [en ligne] http://www.landru-lapiece.com

Photos :

Site personnel sur l’affaire Landru (pages consultées le 31.01.06). [en ligne] http://ange.jules.free.fr/galerie.htm

Site de critiques de films : Devildead (pages consultées le 07.01.06). [en ligne] http://www.devildead.com/critique.php3?FilmID=1183

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